L’entité sioniste affiche un solde migratoire proche de zéro

Empire du Mal :: Mardi, 9 septembre 2008 . 20:44 t.u. ::   Envoyer   Imprimer
L’entité sioniste affiche un solde migratoire proche de zéro

“Je vais détruire un mythe”, confie Ori Konforti, de l’Agence juive: “les vagues d’immigration ne se sont pas produites en raison du pouvoir d’attraction d’Israël mais plutôt en raison du pouvoir de répulsion des pays d’origine”.

“Les Juifs des pays prospères ne ressentent en effet pas un besoin pressant d’émigrer. En outre, il est aujourd’hui bien plus facile qu’auparavant d’avoir une double nationalité et de vivre entre deux pays, quitte à prendre souvent l’avion. Les nouveaux riches de Tel Aviv plaisantent à peine lorsqu’ils disent se rendre plus souvent à New York qu’à Jérusalem…

Israël affiche à présent un solde migratoire proche de zéro, ceux qui partent étant quasiment aussi nombreux que ceux qui arrivent, ajoute DellaPergola. Parmi les nouveaux arrivants se trouvent certes des sionistes convaincus mais aussi de plus en plus souvent des non-Juifs originaires d’Afrique ou d’Asie venus là pour travailler. Ou encore, depuis le moins dernier, une poignée de Juifs de Géorgie fuyant la guerre russo-géorgienne.

Et aujourd’hui, dans un pays qui a quelque peu perdu de sa confiance en soi, entre occupation des territoires palestiniens et dirigeants politiques considérés comme corrompus, le départ (“yeridah”, la descente) a perdu sa charge symbolique négative, autrefois très forte: les Israéliens qui quittent leur pays pour aller étudier ou faire plus d’argent à l’étranger ne sont plus considérés comme des parias”.

Ainsi, d’après des données publiées jeudi par le Bureau central des statistiques (BCS), quelque 22 400 résidents ont émigré d’Israël en 2006. Ces chiffres dépassant le nombre de nouveaux immigrants qui ont fait leur Alyah la même année.

L’an passé, les données du BCS annonçaient déjà cette tendance : pour la première fois dans son histoire, l’Etat d’Israël se trouvait confronté à une immigration négative. En 2005, le nombre d’émigrants a commencé à dépasser celui des nouveaux immigrants. En outre, en 2007 le nombre d’immigrants a encore diminué.

D’après les données du BCS, 2,3 Israéliens sur 1 000 sont considérés comme des émigrants, à savoir des personnes ayant quitté le pays et vivant à l’étranger pour plus d’une année consécutive.

La balance migratoire israélienne de l’année 2006 était négative : - 12 800 personnes. L’année précédente, la balance migratoire était de – 11 000 personnes.

Depuis la création de l’entité sioniste jusqu’à la fin de l’année 2006, quelque 653 000 Israéliens ont quitté le pays et ne sont jamais revenus. Compte tenu des décès on estime qu’entre 530 000 et 558 000 Israéliens vivent à l’étranger aujourd’hui, sans compter les enfants nés à l’étranger de parents Israéliens vivant outremer.

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