Je t’aime, moi aussi

Collaboration :: Mardi, 13 novembre 2007 . 18:23 t.u. :: Ambre Grayman   Envoyer   Imprimer
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Depuis plusieurs mois, les allées et venues des hommes politiques français et israéliens s’orchestrent comme un véritable ballet diplomatique entre l’Etat hébreu et l’Hexagone. Retour sur cette lune de miel qui n’est pas prête de s’arrêter…

“Actuellement, il y a peu de points sur lesquels nos pays divergent” affirmaient de concert, le Premier ministre israélien Ehoud Olmert et le président français Nicolas Sarkozy lors de leur rencontre très officielle à Paris le 22 octobre dernier.

Cette déclaration commune donnait comme le coup d’envoi solennel des festivités diplomatiques réciproques entre la France et Israël.

Le 30 octobre dernier, c’est le ministre français chargé des Entreprises et du Commerce Extérieur, Hervé Novelli, qui a ouvert la fête.”Les liens à la fois historiques ou culturels qui unissent nos deux pays nécessitent que nos relations s’intensifient” a t-il signalé, en énonçant les différents domaines technologiques dans lesquels les deux pays seraient désormais appelés à coopérer.

N’hésitant pas à affirmer que l’État hébreu devait être pris “comme exemple par la France”, il donnait ainsi l’impulsion à ses collègues, dont le président du comité du tourisme de l’OCDE, Sergio Arzeni qui le suivait quelques jours plus tard.” Israël peut contribuer de manière non négligeable à améliorer le tourisme dans les pays développés” indiquait donc ce dernier conformément aux recommandations faites en haut lieu.

Car dans ce secteur aussi, la coopération se renforce.

Le 7 novembre dernier, le ministre du gouvernement de François Fillon, Luc Chatel chargé de la consommation et du tourisme, a fait une visite éclair en Israël, au cours de laquelle il a rencontré l’ambassadeur de France, Jean-Michel Casa, ainsi que plusieurs officiels du secteur touristique israélien.

Le ministre du tourisme israélien, Yitzhak Aharonovitch se rendra à son tour à Paris, pour assister à la réunion annuelle du Comité de tourisme de l’OCDE, une organisation convoitée par l’Etat hébreu, qui compte bien y adhérer d’ici peu.

Car c’est en effet dans la cour des grands qu’Israël a désormais envie de jouer.

Mais, si le pays est aujourd’hui considéré comme un partenaire de choix par les grandes puissances mondiales, il n’en demeure pas moins que la situation conflictuelle qui y règne suscite toujours l’attention du monde entier.

La preuve, le président de l’UMP, Jean-François Copé, se rendra du 13 au 18 novembre prochain dans la région, accompagné d’une délégation de l’AJC (American Jewish Committee) pour des rencontres avec les chefs d’Etat jordanien, palestinien et israélien.

“Ces rencontres permettront à la délégation de l’UMP de découvrir les réalités complexes d’un Moyen-Orient en pleine mutation.Ce séjour sera une opportunité unique pour les députés français de bénéficier d’un éclairage complet et approfondi des enjeux cruciaux de la région, ainsi que de s’inspirer des expériences réussies en matière d’environnement, d’éducation ou de développement économique” ont indiqué les organisateurs.

Et de préciser : “A quelques jours de la conférence internationale pour la paix, ce voyage sera l’occasion de mieux comprendre les obstacles et défis auxquels fait face le processus de paix dans la région, source d’espoirs mais aussi de désillusion et de méfiance”.

A noter que la visite de J.F Copé coïncidera avec celle du chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, qui selon Pascale Andréani, la porte-parole du ministère des Affaires Etrangères, ” se rendra en Israël et dans les territoires disputés les 17 et 18 novembre prochains”.

Au programme, la préparation de la conférence des donateurs pour les Palestiniens que la France souhaite accueillir fin 2007 et co-présider avec le représentant spécial du Quartet pour le Proche-Orient, Tony Blair, et la Norvège.

L’apogée de ce ballet diplomatique sera marqué au printemps 2008 par la visite, en personne, du chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy. Il s’agira de sa première visite officielle, dont la date exacte n’a pour l’instant pas été dévoilé.

Avant cela, le chef de l’opposition et leader du Likoud, Binyamin Netanyahou, a confié en exclusivité à l’équipe de Guysen qu’il se rendrait à Paris en décembre prochain.

Une visite dont la tenue du programme n’a pas encore été révélée, mais qui témoigne de l’importance que l’ensemble de la sphère politique, toute tendance confondue, accorde à la coopération franco-israélienne.

Source : Guysen International News

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