Palin pour le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem
Axe Atlantique :: Samedi, 4 octobre 2008 :: Yael Ancri ::
Jeudi, les candidats républicain et démocrate à la vice-présidence des Etats-Unis ont participé à un débat télévisé, au cours duquel ils ont évoqué plusieurs sujets à l’ordre du jour. Le débat s’est naturellement essentiellement concentré sur la crise économique aux Etats-Unis. Mais les candidats américains ont également évoqué la situation au Proche-Orient, s’attardant sur la menace iranienne et s’entendant sur un point : l’importance du soutien américain à l’Etat d’Israël.
Le gouverneur Sarah Palin, candidate républicaine au poste de vice-président des Etats-Unis, a appelé à transférer l’ambassade américaine à Jérusalem, faisant ainsi échos à la politique du sénateur républicain John McCain, candidat aux élections présidentielles.
Le sénateur Joe Biden, candidat démocrate à la vice-présidence, choisi par le sénateur Barack Obama, lui-même candidat aux présidentielles, n’a pas daigné réagir et exprimer son opinion sur le statut de la capitale de l’Etat d’Israël et sur un éventuel transfert de l’ambassade.
Le gouverneur Palin a introduit le débat sur les questions de politique étrangère du futur gouvernement américain en se déclarant favorable à la solution de deux Etats. Et de préciser : « Israël est notre allié le plus fort ».
« Nous devons leur assurer que nous ne permettrons pas qu’il y ait une deuxième Shoah, malgré les menaces émanant d’Iran ou de n’importe quel autre pays qui pourrait aspirer à détruire Israël. Nous soutiendrons Israël et la solution de deux Etats. Nous construirons également notre ambassade à Jérusalem. C’est ce que nous voulons accomplir avec cette nation qui aspire à la paix et qui a déjà prouvé être capable de parvenir à des traités de paix », a affirmé Palin.
Le sénateur Biden a répondu que « nul sénateur américain n’était un meilleur ami d’Israël qui lui-même ». Il a concentré ses propos sur une critique de l’administration de George Bush, qu’il a blâmé pour avoir soutenu les élections au sein de l’AP, lesquelles ont permis au Hamas de s’imposer comme il l’a fait. Biden a également fustigé le gouvernement actuel pour avoir permis au Hezbollah de faire partie du gouvernement libanais.
« Nous allons modifier cette politique par une diplomatie réfléchie, réaliste et vivante, fondée sur la compréhension du fait qu’il faut soutenir Israël en le laissant négocier et sans lui forcer la main comme le gouvernement actuel l’a fait », a déclaré Biden.
Source : Arouts 7


