Des Palestiniens attaquent Israël en justice
Nation Arabe :: Lundi, 6 octobre 2008 . 21:07 t.u. ::
Pour la première fois dans l’histoire des confiscations de terres privées palestiniennes, cinq Palestiniens attaquent l’Etat d’Israël en justice pour ne rien avoir entrepris pour leur rendre leur terre, sur laquelle se trouve aujourd’hui l’avant-poste illégal de Migron.
Maître Michaël Sfard représente cinq Palestiniens des villages de Burka et Dir Dibwan. Il a déposé la plainte dimanche auprès du Tribunal d’instance de Jérusalem.
Migron a été établi en 1999 sur le faux prétexte de construire une antenne près de l’implantation d’Ofra. En 2001, pendant la seconde Intifada, ses fondateurs y ont installé leurs mobiles homes puis ont construit des structures permanentes en 2003. Aujourd’hui, il s’y trouve plus de 60 mobiles homes et deux structures permanentes, d’après Sfard. Quarante-trois familles y vivent.
Le gouvernement serait impliqué de près dans le développement de Migron. Le ministère de la Construction et du Logement aurait alloué 4 325 millions de shekels à son infrastructure.
D’après Sfard, en réponse à une plainte déposée par les propriétaires palestiniens le 30 janvier 2006, le gouvernement a confirmé que la terre sur laquelle Migron repose est palestinienne, que l’avant-poste est illégal, qu’un un ordre de démolition de toutes les constructions et une interdiction de bâtir sur ce terrain ont été publié.
En réalité, au lieu d’évacuer l’avant-poste, le gouvernement a tenté cet été, avec l’autorisation de la Haute Cour de justice, de parvenir à des accords avec le Conseil des communautés juives de Judée-Samarie et de Gaza pour relocaliser Migron sur un site voisin. Le Conseil a jusqu’au 6
novembre pour choisir son nouvel emplacement et trouver un logement à ses habitants.
Les familles pourront rester jusqu’à la construction de leurs nouvelles maisons sur ce site alternatif. Ce n’est qu’à ce moment que l’avant-poste sera évacué.
Mais les familles n’ont pas l’intention de partir. Elles considèrent que leur présence à Migron et les investissements faits par le gouvernement sont les preuves qu’il prévoyait d’autoriser l’existence de cet avant-poste. Elles affirment aussi avoir acheté une partie du terrain, question également débattue au tribunal.
Source : The Jerusalem Post


