Aujourd’hui Cuba est une grande université

Amériques :: Samedi, 22 décembre 2007 . 17:22 t.u. ::   Envoyer   Imprimer
Aujourd’hui Cuba est une grande université

Avec plus de 747.000 étudiants inscrits dans ses divers centres d’enseignement supérieur, Cuba est devenue une grande université, c’est ce qu’ont souligné aujourd’hui les intervenants au cours de l’émission « Mesa Redonda », (Table Ronde), de la radio et télévision cubaines.

Des responsables du Ministère de l’Enseignement Supérieur (le MES) ont exposé la situation actuelle et les perspectives dans ce secteur qui est en train de relever le défi de faire réalité le nouveau modèle pour l’enseignement supérieur qui prévoit de donner plein accès aux études universitaires et de parvenir à la qualité maximum dans la formation complète des étudiants.

Juan Vela Valdés, titulaire de l’Université, a souligné le fait que le nombre de diplômés de l’enseignement supérieur au cours de l’étape révolutionnaire s’élève à 800.000 et, dans trois ans, ce chiffre sera de un million.

C’est là un résultat sans précédent pour un pays du Tiers monde qui, en plus, est soumis à des agressions de tout type et qui a dû faire face à des siècles de sous-développement et de dépendance, a-t-il ajouté.

Vela Valdés a souligné le rôle du Commandant en Chef Fidel Castro, créateur et instigateur de cette conception de l’Université cubaine et il a considéré que c’est là une des grandes ouvres de la Révolution, un droit qui répond au désir des familles cubaines de donner à leurs enfants une formation universitaire.

C’est le 5 janvier 1728, lors de l’inauguration de l’Université de La Havane, que commença l’histoire de l’Enseignement supérieur dans le pays, mais il a fallu attendre 1959 pour que celui-ci devienne un droit pour tout le peuple et un pilier pour la société, a déclaré Rodolfo Alarcón, premier vice-ministre du MES.

Les trois universités qui existaient à cette époque lointaine sont devenues aujourd’hui 65 centres universitaires avec leurs 3.150 annexes municipales ce qui matérialise un modèle qui n’est pas sélectif mais inclusif et qui est au service de la Révolution et de la Patrie, a-t-il insisté.

L’objectif c’est d’obtenir un diplômé universitaire avec le maximum de connaissances, mais, et en même temps, formé avec les valeurs de la dignité, de l’humanisme, du patriotisme, de l’amour du travail, de l’honnêteté et de la justice, a-t-il affirmé.

C’est à partir de 1999, avec la Bataille des Idées, que l’on a pu mettre en marche ce modèle : l’universalisation de l’enseignement dans des sièges municipaux, un nouveau cadre où on met à profit l’infrastructure en place et les professionnels diplômés qui résident sur ces territoires.

Ça a été une Révolution dans la Révolution - selon l’opinion partagée par Vela et les autres intervenants - qui a rendu possible le fait, entre autres résultats, qu’aujourd’hui 144.924 enseignants professent à l’Université.

Aurora Fernández, vice-titulaire du MES, a jugé remarquable la contribution scientifique-technique de ce secteur, avec comme résultats, par exemple, des médicaments tels que le Poiliconasol ou PPG, le vaccin contre l’Haemophilus Influenzae Type B et le Surfacén.

D’autres apports ont un lien avec la fabrication d’équipements médicaux, avec la création de systèmes de télétransmission de données et de gestion, et plusieurs résultats dans la recherche appliquée à l’industrie
alimentaire.

Grand est l’impact de la technologie mise au point pour une gestion efficiente de l’énergie ainsi que pour la production d’éco-matériaux pour la construction d’habitations ; tout cela est le fruit du travail réalisé dans 22 centres de recherche de ce secteur et des milliers de professionnels qui se consacrent à la science et à la technique en fonction des besoins de la société.

Les réussites de l’Université à Cuba n’ont été possibles que grâce à l’attention accordée par l’Etat. La preuve en sont les 540 millions de pesos que l’Etat a consacrés au budget de ce secteur en 2007, budget qui augmentera et atteindra plus de 600 millions de pesos en 2008.

La vice-ministre Miriam Alpízar a déclaré que dans les pires conditions, au cours des années dites « période spéciale », on ne ferma pas un seul centre d’études ni une résidence pour étudiants boursiers, même lorsque les conditions matérielles dans lesquelles ce secteur développe son activité sont très complexes.

On assiste actuellement à la mise en route d’un processus de rétablissement des bases matérielles de la formation universitaire, de perfectionnement des conditions de fonctionnement des laboratoires et à de grands investissements dans des travaux d’infrastructure tels que des résidences universitaires, des restaurants universitaires, des théâtres, des maisons de l’étudiant et des installations d’enseignement.

Au cours de cette émission « Mesa Redonda » furent exposées des difficultés et des faiblesses qui lèsent cette activité tant dans l’éducation des étudiants et le travail des professeurs que dans les retombées sociales elles-mêmes de l’activité de la communauté universitaire, mais on fit mention des programmes de travail mis en place pour résoudre ces manques.

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