Questions de Julian Assange(Wikileaks) au secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallâh

Verbatim :: Jeudi, 3 mai 2012 :: Sayyed Hassan Nasrallâh :: Envoyer   Imprimer

Julian Assange – Je suis Julian Assange, fondateur du site Wikileaks. Nous avons révélé certaines vérités et avons subi une forte opposition des dirigeants de ce monde. Depuis plus de 500 jours, j’ai été assigné à résidence sans charges, mais malgré leurs attaques, notre détermination est toujours là. Aujourd’hui, nous cherchons des idées révolutionnaires qui peuvent amener le monde à changer. Je rencontre mon invité dans un endroit secret au Liban. C’est l’une des personnalités les plus importantes au Moyen-Orient et aujourd’hui, il est au cœur des révoltes en Syrie.Nous voulons savoir pourquoi des millions de personnes l’appellent le « Guerrier de la Liberté », tandis que d’autres le traitent de « terroriste ».
Cet entretien est le premier réalisé avec un média occidental depuis la guerre israëlo-libanaise en Août 2006.
Son parti politique est le Hezbollah, membre du gouvernement libanais, notre invité est le chef de ce parti, Sayed Hassan Nasrallah.

Êtes-vous prêt ?

Sayyed Hassan Nasrallâh – Je suis prêt.

Julian Assange – Quelle est votre vision pour l’avenir d’Israël et de la Palestine ? Qu’est-ce que vous considérez comme une victoire pour vous ? Et dans le cas d’une victoire, est-ce que vous déposerez les armes ?

Sayyed Hassan Nasrallâh – Israël est un état illégitime qui est né à travers la colonisation, par le vol des terres des autres, par le contrôle forcé des terres des autres, en commettant des massacres sur les Palestiniens, les expulsés, les déportés, parmi eux, il y a aussi des musulmans et des chrétiens. Pour cette raison, le droit doit être rendu a celui qui a été victime, même si des dizaines d’années se sont écoulées, le temps ne fait pas disparaître l’injustice !
Si une maison vous appartient et que je vous la prenne par la force, ça ne fait pas de cette maison ma propriété après 50 ou 100 ans, cela ne me donne pas le droit de prendre votre maison !
C’est bien sûr notre avis au niveau idéologique et juridique. Nous croyons que la Palestine appartient aux Palestiniens.
Si on prend en compte notre idéologie, la loi, les faits politiques et ce qui se passe sur le terrain, nous disons que la seule solution…
Bien sûr, nous ne voulons tuer personne, nous ne voulons oppresser personne, nous voulons juste que le droit revienne à son propriétaire.
Donc, la seule solution est un seul état, que sur la terre de la Palestine vivent en paix des musulmans, des juifs et des chrétiens dans un État démocratique. Toute autre solution ne peut réussir.

Julian Assange – Israël prétend que le Hezbollah a lancé des roquettes en direction de régions civiles, que répondez-vous à cela ?

Sayyed Hassan Nasrallâh – Depuis 1948, depuis la création de l’État israélien sur la terre palestinienne, les forces israéliennes bombardent les civils, les villes et villages libanais.
Durant les années de résistance, entre 1982 et 1992, nous avons agi en réaction aux tirs israéliens contre les civils afin de les stopper, c’est pour cette raison qu’en 1993, il y a eu un accord qui n’était pas direct avec la Résistance libanaise et Israël, cet accord a été précisé en 1996. L’accord se résume à ne pas viser les civils libanais ou israéliens.
On a toujours dit : « si vous ne visez pas nos villages, nos provinces et nos villes, on fera de même ». Donc le Hezbollah a du employer cette méthode, après des années d’exaction des Israéliens sur les civils libanais et le seul objectif est d’empêcher les Israéliens de tuer des civils libanais.

Julian Assange – Wikileaks a obtenu un document secret de l’ambassade américaine au Liban, il est dit que vous étiez choqué de voir des membres du Hezbollah dans la corruption. Ils ont des véhicules de luxe, portent de la soie, etc. Est-ce une évolution naturelle pour que le Hezbollah se dirige vers les élections ?

Sayyed Hassan Nasrallâh – Premièrement, ce qui a été dit n’est pas vrai, et ce n’est qu’une partie des rumeurs qu’ils propagent pour salir l’image du Hezbollah.
Bien sûr, cela fait partie de la guerre médiatique menée contre nous.
Ils disent aussi qu’on gère des organisations mafieuses et qu’on est trempé dans le commerce mondial de la drogue.
Il faut savoir que ce genre d’actions est considéré dans notre religion comme un grand péché que l’on combat !
Ils disent beaucoup de choses sans fondement !
Donc, je voulais vous préciser tout d’abord que ce qui est dit sur nous est faux.
Deuxièmement, ce qui a été dit dernièrement est un phénomène limité et la cause de ces rumeurs est qu’auparavant, il y a des familles riches qui n’ont pas soutenu le Hezbollah, d’ailleurs, elles ne soutenaient pas sa ligne, ses idées et son programme.
Vous savez qu’après l’année 2000, lorsque la Résistance et le Hezbollah, un élément important de la Résistance au Liban, a pu libérer le Sud du Liban, cela a été considéré comme un miracle qui a créé un choc dans la société libanaise.
Comment un petit groupe a pu résister durant 33 jours devant la plus grande armée de la région sans subir aucun échec ?!
Donc, cela devint une fierté, certaines de ces familles riches se sont considérées appartenir au Hezbollah. Ces familles riches vivent selon leur niveau de vie, mais, il a été dit que le Hezbollah vit ainsi et cela est faux.
Donc en définitif, je peux vous dire avec certitude que ces rumeurs sont fausses.

Julian Assange – Pourquoi avez-vous soutenu le printemps arabe en Tunisie, au Yémen, en Égypte et dans d’autres pays mais pas en Syrie ?

Sayyed Hassan Nasrallâh – Nous avons des raisons claires.
Tout d’abord, on ne se mêle pas des affaires des pays arabes et cela a toujours était notre politique.
Les évolutions dans les pays arabes sont arrivées au point qu’aucun parti ou mouvement ne pouvait se taire.
En Syrie, tous savent que le régime de Bachar el-Assad est un régime de Résistance.
Ce régime est resté au côté de la Résistance au Liban et en Palestine.
C’est un régime qui ne s’est jamais soumis aux pressions américaines et israéliennes, donc, c’est un régime qui est au service de la cause palestinienne et des Palestiniens.
Ce qu’on veut pour la Syrie, c’est le dialogue et la mise en place de réformes.
L’autre solution, du fait de la diversité en Syrie et de la sensibilité de la situation syrienne, l’autre solution est donc de pousser la Syrie à la guerre civile.
C’est exactement ce que veulent les États-Unis et Israël pour la Syrie et cela est inacceptable pour nous.

Julian Assange – Sayyed, en une semaine, il y a eu plus de 100 personnes tuées à Homs (en Syrie), parmi eux, la journaliste Marie Colvin que j’ai rencontré il y a un an de cela. Je comprends votre argument qui consiste à dire de ne pas détruire un pays sans raison, et qu’il faut privilégier la réconciliation, mais est-ce que le Hezbollah a une ligne rouge à ne pas franchir ? À partir de combien de mort le Hezbollah va prendre position et dire « Stop » ?!

Sayyed Hassan Nasrallâh – Depuis le début des événements en Syrie, nous étions en communication quotidienne avec les dirigeants syriens, nous dialoguons comme discutent des amis, nous nous conseillons mutuellement sur l’importance de faire des réformes.
Depuis le début, je trouve personnellement que le Président Bachar el-Assad est prêt à faire de profondes réformes, cela nous a rassurés dans nos positions. Et à plusieurs reprises, j’ai dit cela officiellement. À chaque rencontre avec les dirigeants politique libanais, arabe et islamique, je leur disais que j’étais certain que le Président Bachar el-Assad veut des réformes et il va faire de vraies réformes, mais, c’est à l’opposition d’accepter le dialogue.
Et je vais vous dire plus que ça, pour la première fois, je vous dis qu’on a pris contact avec des opposants au régime pour les encourager à choisir le dialogue, mais malheureusement ces opposants ont refusé tout dialogue.
Donc, depuis le début, nous avons à faire à un régime qui est prêt aux dialogues et aux réformes et en face nous avons une opposition qui n’est ni pour le dialogue, ni pour les réformes. La seule chose qui l’intéresse, c’est de faire tomber le régime et c’est bien là le problème.
Autre chose, ce qui se passe en Syrie, il faut le voir avec deux regards et non un seul regard, les milices armées en Syrie ont tué beaucoup de civils !

Julian Assange : Pour vous, comment va évoluer la situation syrienne ? Que devrions-nous faire pour arrêter la tuerie là-bas ? Vous avez parlé du dialogue et c’est facile de dire cela, mais y-a-t-il des mesures concrètes pour mettre fin à l’effusion de sang ?

Sayyed Hassan Nasrallâh – Dans la question précédente, il y a quelque chose que je n’ai pas mentionné, mais je vais l’ajouter à cette réponse. Certains pays, arabes ou occidentaux, financent, arment l’opposition et encouragent les combats à l’intérieur de la Syrie, certains d’entre eux sont des pays arabes et d’autres non arabes.
Il y a un autre élément qui est dangereux. Nous avons tous entendu le docteur Ayman Al-Zawahiri lorsqu’il appelait au combat en Syrie, donc, il y a des combattants d’Al-Qaïda qui sont arrivés en Syrie et d’autres vont les rejoindre de différents pays, ils veulent transformer la Syrie en un champ de bataille.
Ces pays, qui fournissent des armes et de l’argent à l’opposition, sont en mesure d’obtenir de ces groupes qu’ils s’assoient à une table pour régler les choses politiquement.
Il y a quelques jours, j’ai dit que certains pays arabes ont dialogué pendant une dizaine d’années avec Israël sans interruption en dépit de ce qu’a fait Israël dans la région et ils considèrent qu’il n’est pas bon de donner un an, deux ans, ni même quelques mois pour une solution politique en Syrie !
C’est insensé et ce n’est pas juste.

Julian Assange – Seriez-vous volontaire pour être un médiateur entre l’opposition et Bachar el-Assad ? Les gens vous font confiance et savent que vous n’êtes pas un agent des USA, d’Israël ou de l’Arabie Séoudite, mais croiront-ils que vous n’êtes pas un agent de la Syrie ? Et s’ils vous font confiance, accepterez-vous d’être un médiateur pour la paix ?

Sayyed Hassan Nasrallâh – Les 30 ans d’existence du Hezbollah démontrent qu’il est un ami de la Syrie et non un agent pour elle !
Vous savez qu’il y a eu des étapes politiques au Liban durant lesquelles, les relations entre nos deux pays n’étaient pas bonnes.
Aujourd’hui, ceux qui ont tiré profit de la présence syrienne au Liban, que ce soit au niveau politique ou non, ce sont eux qui combattent la Syrie aujourd’hui, alors que nous, nous subissions des pressions de la Syrie à cette époque. Pour notre part, on se considère comme des amis et non des agents, les différents segments de l’opposition et toutes les forces politiques de la région le savent. Premier point.
Deuxièmement, lorsqu’on dit qu’on soutient la solution politique, cela veut dire qu’on est prêt pour tout effort à fournir dans le sens d’une solution politique. Au début de notre interview, je vous ai dit qu’on a pris contact avec l’opposition, mais elle a refusé la voie du dialogue.
Maintenant, tous ceux qui veulent entrer dans un dialogue avec le régime et veulent qu’on soit un médiateur, nous leur disons que nous sommes prêts à le faire, mais nous demandons à tous des efforts pour une solution politique, alors va-t-on se défiler devant cette responsabilité ?
Bien sûr que non !

Julian Assange – Je pense que l’opposition vous trouvera plus crédible si vous dites au gouvernement d’el-Assad que le Hezbollah a une ligne rouge (à ne pas franchir). Est-ce que le régime syrien est libre de faire ce qu’il veut même s’il est lié avec vous ? Où y-a-t-il des choses qui sont inacceptables pour le Hezbollah ?

Sayyed Hassan Nasrallâh – Certainement, je pense que le président Bachar el-Assad a des lignes rouges et que les frères en Syrie aussi.
Je pense qu’il faut avoir des lignes rouges que tous devons respecter, mais le problème est que des combats ont lieu en Syrie, quand un camp se replie, l’autre avance.
Tant que l’option politique ne sera pas prise en compte, il y aura encore des morts, même si une partie se replie, l’autre avancera.

Julian Assange – La Tunisie a déclaré qu’elle ne reconnaissait plus le régime syrien. Selon vous, qu’est-ce qui a poussé la Tunisie à prendre cette décision et à couper ces relations avec la Syrie ?

Sayyed Hassan Nasrallâh – Je crois que la position qui a été prise à Tunis ou ailleurs est fondée sur des éléments incomplets et je ne dis pas des éléments faux. Il a été présenté aux gouvernements arabes et occidentaux des informations erronées montrant que le régime syrien tomberait en quelques semaines, alors, beaucoup de pays ont voulu participer à cette « victoire imminente ».
Je pense que certains pays ont du prendre ces positions pour garder une certaine stabilité politique intérieure. Ces pays préfèrent aller dans le sens des États-Unis ou de l’Occident pour ne pas subir une déstabilisation.

Julian Assange – Vous avez fondé al Manar, un réseau médiatique internationale, et l’Amérique s’apprête à bloquer la diffusion des émissions de la chaîne sur son sol, et en même temps, elle se dit être un bastion de la liberté d’expression. Pensez-vous que le gouvernement américain a vraiment peur d’al Manar ?

Sayyed Hassan Nasrallâh – Ils veulent dire au gens que le Hezbollah est une organisation terroriste qui tue, mais ils ne veulent pas laisser les gens écouter ce qu’on a à dire.
Par exemple, si nous étions dans un procès équitable, l’accusé aurait au moins la possibilité de se défendre !
Pour l’administration américaine, nous sommes sur le banc des accusés, nous n’avons aucun droit, pas même celui de nous défendre et de dire la vérité, de donner nos positions aux peuples de ce monde.

Julian Assange – Sayyed, en tant que leader militaire, comment avez-vous réussi à garder votre peuple uni face au feu de l’ennemi ?

Sayyed Hassan Nasrallâh – L’important pour nous est que nous avions un objectif. Cet objectif est humanitaire, éthique, appuyé sur la foi et le patriotisme, il n’y a aucune discussion lorsqu’il s’agit de libérer notre terre de la colonisation !
Et voilà l’objectif sur lequel s’est fondé le Hezbollah. Cet objectif est partagé par tous les Libanais.
Nous ne voulions pas entrer dans le gouvernement et nous ne sommes pas en compétition pour le pouvoir politique. La première fois qu’on est entré au gouvernement, c’était en 2005 et l’objectif n’était pas d’avoir une part du pouvoir, mais de protéger les arrières de la résistance pour qu’en 2005 ce gouvernement ne fasse pas des erreurs graves contre la résistance.
Nous avions des craintes à ce niveau là.
Donc quand j’ai un objectif qui est juste et prioritaire et que j’évite tout autre conflit pour l’intérêt de cet objectif, je peux garder les gens unis pour travailler ensemble dans la réalisation de ce but et jusqu’à présent, nous évitons d’entrer dans des conflits intérieurs.
Vous pouvez voir qu’il y a une multitude de questions au Liban qui font débats, il y a des divergences, nous évitons même d’exprimer parfois nos positions, sur ces questions pour éviter d’entrer en conflit avec quelqu’un.
Notre priorité reste toujours de libérer notre terre et de défendre le Liban contre le danger d’Israël. Nous sommes convaincus que le Liban est menacé.

Julian Assange – J’aimerai revenir sur votre enfance, à ce que je sache, votre père était vendeur de fruits et légumes, quels sont les souvenirs de votre enfance dans votre maison au Liban et est-ce que cela a joué sur votre choix de vie ?

Sayyed Hassan Nasrallâh – Quand j’étais enfant, je suis né et j’ai vécu durant 15 ans dans un quartier qui se trouve à Beyrouth Est. Ce quartier a des particularités, naturellement, l’environnement a un impact important sur la personnalité de l’Homme.
Une des particularités de ce quartier est que c’est un quartier de pauvres.
On pouvait y trouver des musulmans chi’ites, des musulmans sunnites, il y avait aussi des chrétiens, des Arméniens, il y avait aussi des Kurdes, il y avait des Libanais et des Palestiniens. J’ai vécu dans un environnement très diversifié, cela m’a amené à m’intéresser très tôt à la question palestinienne et à l’injustice qu’a subi le peuple palestinien, car ces Palestiniens qui vivaient dans notre quartier ont été forcés de quitter leurs villes de Haïfa, Acre, de Jérusalem et de Ramallah…
Voilà l’environnement dans lequel je suis né et j’ai vécu.

Julian Assange – J’ai lu une plaisanterie assez amusante de vous sur le cryptage et décryptage israélien. Cette question m’intéresse car je suis un expert dans ce domaine… et Wikileaks subit une surveillance accrue. Vous vous rappelez de cette blague ?

Sayyed Hassan Nasrallâh – Oui, je comparais la simplicité face à la complication.
Ce que je veux dire, c’est que les forces israéliennes utilisent de la haute technologie, que ce soit au niveau de l’armement ou des communications. Face à cela, vous avez une résistance populaire, cette résistance a des jeunes qui viennent pour la plupart des zones rurales, ils font partie des familles d’agriculteurs, ils utilisent des appareils sans fil traditionnels, il n’y a aucune complexité, ce sont de simples appareils. Et lorsqu’ils utilisent des symboles, ils utilisent des symboles qu’ils ont l’habitude d’utiliser dans le village et chez leurs familles.
Et donc, celui qui surveille les communications et utilise des moyens informatiques pour comprendre ces symboles, il n’y comprendra rien, sauf s’il a vécu plusieurs années parmi ces familles. Ils utilisent les symboles de leur village comme « Tanjara », « el-Himar », et d’autres et des proverbes des villages comme « Abu Dajaja » par exemple.
Qui va comprendre en Israël ou avec un outil informatique ce que signifie « Aba Dajaja » et pourquoi il s’appelle « Aba Dajaja » ?
Dans tous les cas cela ne vous servira pas pour Wikileaks.

Julian Assange – Si vous permettez, j’ai une question provocatrice qui n’est pas politique. Vous avez lutté contre l’hégémonie des États-Unis. N’est-ce pas Allah ou la notion d’un Dieu qui possède la super puissance ultime ? Ne devriez-vous pas, en tant que combattant de la liberté, chercher également à libérer le peuple de la conception totalitaire d’un Dieu monothéiste ?

Sayyed Hassan Nasrallâh – Nous croyons que Dieu, Tout-Puissant, est le Créateur de cette existence, des êtres humains et de toutes les créatures. Lorsqu’Il nous a créés, Il nous a donné des capacités, Il nous a donné ces corps et des aptitudes psychologiques et spirituelles, nous appelons cela l’instinct (dépôt initial).
L’Homme qui est dans l’ignorance des lois religieuses a cet instinct, avec son instinct, il reconnaît la vérité et que cette vérité est bénéfique, que le mensonge est mal, que la justice est bonne, que l’injustice est mauvaise et qu’aider les pauvres, les opprimés et les défendre est une bonne chose, mais attaquer les autres et verser leur sang, c’est horrible !
La question de résister à l’hégémonie américaine ou de résister à l’occupation ou de résister à toute attaque contre nous ou contre notre peuple, il s’agit d’une question d’instinct et de morale. Dieu l’a voulu ainsi, en ce sens que la morale et les principes humains sont en accord avec la loi des Cieux, parce que les religions ne sont pas venues en contradiction avec la raison et l’instinct humain et ses valeurs, parce que le Créateur de la religion est le même que le Créateur des êtres humains. Ces deux arguments sont totalement en accord.
Dans n’importe quel pays ou maison, avoir deux leaders est synonyme de ruine, comment l’univers aurait-il pu exister pendant ces milliards d’années dans une telle harmonie sans un unique Dieu ?
S’il y avait plus qu’un dieu, cet univers aurait été réduit en morceaux. Ainsi, nous avons la preuve, nous ne combattons pas pour imposer une croyance religieuse sur quiconque.
Le Prophète Abraham, paix sur lui, a toujours été en faveur du dialogue en montrant des preuves et nous suivons tous le Prophète Abraham, paix sur lui.

Julian Assange – Je vous remercie Sayyed Hassan Nasrallâh.

Les interprètes – Il veut remercier les interprètes.

Sayyed Hassan Nasrallâh – L’interprète professionnel !

Assange et les interprètes – Merci.

Sayyed Hassan Nasrallâh – Au revoir et merci.

Remerciements au Centre Zahra pour la version française.

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