Déclaration du ministère cubain des Relations extérieures

Amériques :: Vendredi, 25 avril 2008 . 20:03 t.u. ::   Envoyer   Imprimer
Déclaration du ministère cubain des Relations extérieures

Le 22 avril, l’administration étasunienne a émis un communiqué de presse qu’il a distribué à travers sa Section des intérêts de La Havane et dans lequel elle a « déploré » que notre peuple ait, la veille, mis fin d’une manière immédiate et spontanée à la tentative d’un petit nombre de contre-révolutionnaires de réaliser une provocation grossière et impudente sur la place de la Révolution.

Preuve irrécusable que la superpuissance impériale encourage la subversion dans notre pays, ledit communiqué accuse le gouvernement cubain de « déloger de force » un groupe des « Dames en blanc » et réitère sa solidarité avec les mercenaires à son service.

Le ministère cubain des Relations extérieures accuse l’administration étasunienne de fabriquer de toutes pièces et de promouvoir ces provocations contre-révolutionnaires et d’autres, ainsi que les campagnes médiatiques contre Cuba qui s’ensuivent.

L’Empire, en proie à l’impuissance devant l’avancée irréfrénable de notre Révolution, a décidé d’intensifier ses plans subversifs qui lui ont permis, rien que de 1996 à 2006, de fournir à la contre-révolution interne 86 tonnes de médicaments, d’aliments et de vêtements ; plus de 23 000 radios à ondes courtes ; des millions de livres, de bulletins et d’autres textes d’information, selon ce que reconnaît le rapport publié le 15 novembre 2006 par l’U.S. Government Accountability Office (GAO). Rien qu’en 2008, l’administration étasunienne a dégagé 47,5 millions de dollars pour payer ses groupes mercenaires à Cuba et monter des provocations comme celle d’hier. Ces sommes font partie des 116 millions de dollars que l’administration Bush aura destinés au total à l’industrie de la subversion et de la contre-révolution interne aux frais du contribuable étasunien.

La Section des intérêts des Etats-Unis (SINA) à La Havane est devenue le fer de lance de la politique subversive de l’administration étasunienne et s’est consolidée comme le Q.G. de la contre-révolution interne. Selon ce même rapport du GAO, ses importations ont augmenté de 2000 à 2005 de presque 200 p. 100, dont de 50 à 70 p. 100 a correspondu à des ingrédients destinés aux groupes mercenaires.

De janvier à mars 2008, la SINA a fourni un accès aux services d’Internet, donné des « cours informatiques » et des cours pour « journalistes indépendants » à ses supplétifs de Cuba ; elle leur a fourni constamment toutes sortes de biens, dont des équipements électroniques, des autocollants, des pull-overs et de la littérature à teneur subversive, et leur a organisé des téléconférences avec de hauts fonctionnaires de l’administration Bush, des législateurs anticubains et des représentants de la mafia cubano-américaine résidant aux USA.

La SINA ne cesse de diriger les contre-révolutionnaires, avec lesquels elle entre en contact et auxquels elle donne systématiquement des instructions. Depuis le début de l’année en cours, elle a organisé des dizaines de réunions avec ses mercenaires cubains.

La SINA a haussé le ton de ses provocations. Comme on a pu le constater dans les vues montrées par la télévision cubaine, elle offre ses locaux officiels et les résidences de certains de ses fonctionnaires pour des réceptions, des téléconférences et des présentations de matériaux subversifs, et utilise même les voitures diplomatiques pour transporter les contre-révolutionnaires à ces activités. Ainsi, pour ne donner qu’un exemple, la villa du fonctionnaire de la SINA, Gregory Adams, au 521 de la 24 e rue (Miramar), est devenue un véritable « palais des Congrès » pour les groupes mercenaires que finance et contrôle le gouvernement étasunien.

Notre pays dispose de toutes les preuves impliquant directement la SINA dans les actions subversives orchestrées contre Cuba et dans la toute récente provocation organisée sur la place de la Révolution.

L’un des groupuscules qui ont été tout particulièrement parrainé, soutenu et financé par la SINA est justement les « Dames en blanc », que le président George W. Bush et ses services spéciaux ont choisi comme fer de lance contre Cuba.

Elles visitent assidûment les centres Internet de la SINA et reçoivent un soutien logistique pour leur besogne contre-révolutionnaire. Elles ont de fréquentes réunions avec les fonctionnaires de cette Section et ses principales meneuses ont obtenu le « privilège » d’être reçues directement par son chef, Michael Parmly.

L’une d’elles a même reçu une lettre de reconnaissance du président George W. Bush en personne, ainsi que le financement et le soutien requis pour publier un livre sur les expériences contre-révolutionnaires de son mari, l’un des mercenaires condamnés pour avoir servi les intérêts du gouvernement qui nous agresse. La « présentation » du livre a eu lieu en présence d’un autre fonctionnaire de la SINA, Thomas Hamm.

Bush en personne a, le 24 janvier dernier, accueilli personnellement à la Maison-Blnche un membre de ce groupe, épouse d’un autre mercenaire notoire également condamné, lui offrant non seulement son appui, mais demandant aussi au monde de « soutenir » la cause de la contre-révolution à Cuba.

De même, lors de sa plus récente diatribe contre notre peuple, le 7 mars, Bush a reconnu sans ambages, une fois de plus, que ce groupuscule avait un rôle prioritaire à jouer comme instrument de sa politique contre Cuba.

Il n’est donc pas fortuit que, quelques jours avant leur provocation, les « Dames en blanc » aient reçu l’encouragement et les instructions de la représentante anticubaine leana Ros-Lehtinen, tristement célèbre pour son soutien aux pires actions orchestrées contre notre pays, dont la séquestration du petit Elián.

Le ministère cubain des Relations extérieures dénonce la responsabilité absolue de l’administration étasunienne dans ces faits. Cuba réaffirme son droit d’empêcher et de neutraliser ces actions provocatrices conçues, financées et stimulées par l’administration étasunienne et sa Section des intérêts à La Havane, ainsi que d’y répondre dûment.

La Révolution cubaine ne renoncera jamais à se défendre ni ne cessera de combattre.

Alors que notre Révolution victorieuse est sur le point de fêter son premier demi-siècle, le plus puissant Empire qu’ait connu l’humanité ne devrait pas douter de la capacité de notre peuple à écraser toute tentative de lui arracher l’avenir qu’il a conquis au prix de tant d’efforts, de dignité et de sacrifices.

La Havane, le 23 avril 2008

Photo : Felipe Ramón Pérez Roque (le ministère cubain des Relations extérieures)

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