Un putsch a lieu dans l’équipe de rédaction à Haaretz

Empire du Mal :: Lundi, 2 juin 2008 . 18:51 t.u. :: Edward C. Corrigan   Envoyer   Imprimer
Un putsch a lieu dans l’équipe de rédaction à Haaretz

Un nouveau propriétaire allemand a fait l’acquisition de Haaretz et un “putsch a lieu actuellement dans l’équipe de rédaction” du plus important journal libéral sioniste en Israël.

Selon certaines sources, le nouveau propriétaire a procédé à une enquête de salon approximative qui a révélé que “l’occupation ne faisait pas vendre de journaux” et il s’est donc concentré sur le monde des affaires (c’est-à-dire The Marker).

L’éditorial régulier du vendredi de Gideon Levy, Twilight Zone, a été mis au rebut, Amira Hass a été dégradée au statut de journaliste indépendant avec un demi-salaire, Meron Rapaport a été viré et Akiva Eldar a perdu au moins une demi-page par semaine.

Le journal permettait fréquemment aux journalistes critiques à l’égard de l’occupation israélienne de publier des articles montrant la réalité de l’occupation à la population israélienne qui circulaient dans le monde entier. La nouvelle direction de la rédaction est dérangée par ces informations. Haaretz était l’un des rares médias israéliens décents et montrait qu’en Israël, il y avait un certain respect pour la liberté de la presse et du débat critique.

Il s’agit d’une répétition de la situation quand Conrad Black a acheté le Jerusalem Post et a embauché un censeur israélien comme patron. Les journalistes corrects sont tous partis en signe de protestation, notamment Benny Morris quand il avait encore une conscience morale.

Cela reflète une tendance plus inquiétante.

Norman Finkelstein s’est vu récemment refuser l’entrée en Israël et en Cisjordanie. Mgr Desmond Tutu s’est vu refuser l’entrée en Israël.

Des journalistes palestiniens se voient systématiquement refuser des visas de sortie par les Israéliens pour quitter les territoires occupés afin de faire des tournées de conférences et un groupe d’étudiants palestiniens de Gaza s’est vu également récemment refuser un visa de sortie pour aller dans des universités américaines après avoir obtenu une bourse Fulbright du gouvernement américain.

Il semble que les Israéliens soient en train de fermer de nombreuses si ce n’est la totalité des sources d’information critiques en provenance d’Israël.

L’hypocrisie dans tout cela, c’est que, lorsqu’un Syndicat britannique d’universitaires propose un boycott des institutions universitaires israéliennes comme un moyen de pression sur Israël et pour protester contre la politique israélienne envers les Palestiniens, les Israéliens commencent à crier que le projet de boycott est une violation de la liberté d’expression et une violation de la liberté universitaire.

Les autorités israéliennes ont écrasé la liberté universitaire et la liberté d’expression des Palestiniens, et même celles des Israéliens critiques depuis des décennies.

Israël ne veut pas que sa propre population et le reste du monde sachent ce qu’il fait aux Palestiniens.

Source : desertpeace.wordpress.com
Traduction : MG pour ISM

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