Israël / UE : la coopération économique se poursuit… et s’amplifie

Collaboration :: Mardi, 6 novembre 2007 . 17:26 t.u. :: Stephanie Zenati   Envoyer   Imprimer
Israël / UE : la coopération économique se poursuit… et s’amplifie

Il y a une semaine, le septième programme cadre européen pour la recherche et le développement (2007-2013), a alloué un milliard d’euros pour subventionner les projets communs entre les compagnies israéliennes et européennes. 119 entreprises de l’Etat hébreu se sont ainsi vues remettre une médaille de mérite pour leur participation à ce programme. Retour sur une coopération qui dure depuis déjà plus de dix ans et qui ne semble pas prête de s’arrêter…

En 1996, afin de resserrer ses liens avec l’Union Européenne, Israël a décidé de rejoindre le programme cadre européen pour la recherche et le développement (PCRD) qui rassemble déjà 34 pays.En 10 ans, ce sont plus de 700 sociétés, laboratoires de recherche et entreprises israéliennes, qui ont pris part à ce PCRD, soit plus de 2000 projets.

Et c’est un véritable succès.

Au cours du dernier programme cadre européen, Israël a soumis 4117 projets, dont près 784 ont été retenus.

Autant dire que l’Europe considère Israël comme un partenaire privilégié.C’est ce qu’a d’ailleurs rappelé Hervé Novelli, le ministre français, chargé des Entreprises et du Commerce Extérieur, lors de sa visite en Israël du 30 octobre au 1er novembre dernier.”Je suis convaincu qu’Israël a beaucoup à nous apprendre. Un pays qui consacre 5 % de son PIB à la recherche et au développement, ne peut être qu’un modèle pour la France” avait-il déclaré.

Même son de cloche du côté de l’ISERD (organe israélien chargé de promouvoir la coopération israélo-européenne dans le domaine de la recherche et du développement) dont le directeur, Marcel Shaton, estime que ” le succès remporté par les diverses entreprises israéliennes est appréciable, et montre que l’Etat hébreu est un partenaire prioritaire pour l’Union européenne”.

Une Union européenne qui a déclaré souhaiter faire de l’économie européenne “le secteur le plus dynamique et le plus compétitif du monde”.

Un projet auquel Israël souhaite vivement participer.Pour l’Etat hébreu, adhérer au PCDR représente en effet une étape cruciale, qui lui permettra d’élargir son horizon industriel, et de coopérer avec les instituts de recherches de pointe, ou les grandes universités européennes.

Doté d’un budget de 53 milliards d’euros, dont un milliard attribué aux nouveaux projets de coopération israélo-européen, le septième PCDRD devrait faire bénéficier Israël des résultats des recherches européennes, et lui rapporter, si toutes les opportunités sont exploitées, près de 700 millions d’euros…

Un espoir de gain justifiant le paiement par Israël d’une enveloppe de 500 millions d’euros, sur une période de 7 ans, destinée à financer sa coopération au projet.

Ces chiffres ont été annoncés lors de la conférence de la direction de la recherche et du développement israélo-européenne, soutenue par le chef scientifique israélien Eli Opper, et par l’ambassadeur de l’Union Européenne en Israël, Ramiro Cibrian Uzal.

L’occasion également de décerner à 119 entreprises israéliennes des médailles de mérite, pour leur action de collaboration avec les firmes européennes.

A noter que ce septième PCDR comprendra la création de nouveaux projets concernant la compétitivité et l’innovation ou encore l’éducation et la formation.

Ainsi donc et quoique que puissent en dire les mauvaises langues, tout semble mis en œuvre pour relancer les relations économiques avec l’Union Européenne, lesquelles malgré la situation conflictuelle qui règne dans la région, se poursuivent, et s’amplifient.

Le 1er novembre dernier, lors de la conférence du Premier ministre, une vingtaine de chefs d’entreprises israéliennes et européennes se sont entretenus avec le vice-président de la commission européenne, Gunter Verteugen et le ministre israélien de l’Industrie et du Commerce Eli Yishaï afin de renforcer les relations économiques et d’intensifier la coopération bilatérale.

“Par cette discussion, les entreprises européennes verront qu’elles ont intérêt à faire plus d’affaires avec Israël, et à investir davantage ici. A ce jour, il y a un énorme potentiel économique israélien qui n’est pas encore exploité” a déclaré Gunter Verteugen, même si d’ores et déjà, près de la moitié des échanges commerciaux extérieurs d’Israël se font avec les pays de l’Union européenne.

Ce lundi 5 novembre, la ministre israélienne des Affaires Etrangères, Tsipi Livni, s’est envolée pour Lisbonne, pour assister à la neuvième réunion Euro-méditerranéenne.Au cours de ce sommet, les représentants des 27 Etats membres de l’UE seront présents, ainsi que les représentants des Etats arabes, partenaires du processus de Barcelone.

Tsipi Livni profitera de cette occasion pour évoquer une nouvelle fois les moyens de renforcer la coopération directe entre l’Union Européenne et Israël.

Et vu le contexte actuel, elle devrait remporter un franc soutien de la part de ses interlocuteurs, lesquels semblent avoir été définitivement séduits par le dynamisme du petit état juif …

Source : Guysen Israël News

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