Israël Shamir est juif israélien d’origine russe. Journaliste, écrivain et traducteur, il lutte avec un courage inouï pour faire entendre la voix des Israéliens qui refusent l’effroyable logique dans laquelle se fourvoient ses gouvernements successifs. Comme d’autres avec lui, il croit fermement à l’existence pacifique des différentes communautés sur la terre sacrée de Palestine grâce à la mise en place d’un seul État, démocratique et laïque.
Plus que jamais, la question palestinienne et son corollaire, l’avenir d’Israël, déchirent le Proche-Orient et divisent profondément la société française. La seconde Intifada est bien plus qu’un conflit en Terre sainte, c’est la pièce centrale d’un combat d’idées, d’une vision du monde à l’échelle mondiale. Les victimes d’hier peuvent-elles, sans que la communauté internationale n’intervienne, devenir les bourreaux d’aujourd’hui ? N’y a-t-il pas, de la part du sionisme, une volonté d’hégémonie et qu’importe le prix à payer pour y parvenir ?
Les articles d’Israël Shamir nous décrivent une autre vision d’Israël : les élites fuient le pays ; la récession économique est permanente ; de nouveaux arrivants juifs s’isolent et s’éloignent du vrai judaïsme ; des rabbins haineux tournent le dos à la foi pour assouvir leurs rêves de domination…
Israël Shamir dénonce avec force, mais sans haine, un sionisme de destruction, machinerie idéologique qui s’acharne à faire croire qu’avant leur arrivée en 1948, la Palestine n’était qu’un désert peuplé de bergers. Alors que dire de Naplouse, Béthléem, Ramallah, ville millénaire et berceau de la civilisation : sont-elles apparues depuis 1948 ? Mais la pire faute du sionisme, selon Shamir, est qu’elle vise au nettoyage ethnique d’une population avec le soutien appuyé et aveugle des États-Unis. Si la bataille de la Palestine était perdue, alors, pour Israël Shamir, la chute de la Terre sainte créerait un point de non-retour pour l’humanité et signifierait l’asservissement total de l’homme par les forces de la domination.