Sarkozy défend son droit d’être « l’ami » des Américains et des Israéliens
Nicolas Sarkozy a défendu, à Marrakech, son droit d’être « l’ami » des Américains sans pour autant adhérer à toute leur politique, ou de vouloir la sécurité d’Israël tout en défendant le droit des Palestiniens à avoir leur État. « Le procès est ouvert : je serais un ami des Américains. Eh bien oui, c’est vrai, ne me torturez plus, j’avoue », a ironisé M. Sarkozy, souvent dénoncé par ses adversaires politiques pour ses sympathies proaméricaines. « Je ne vois d’ailleurs pas pourquoi je devrais être un ennemi des Américains. Quelle drôle d’idée ! Voici un pays, l’un des seuls à travers le monde, avec la Pologne, avec qui nous n’avons jamais été en guerre. Ce n’est quand même pas une raison pour se détester », a-t-il poursuivi.
« Ce n’est pas parce que je suis ami des Américains que je dois accepter la politique des Américains sur tous les sujets. Ce n’est pas parce que je serais intransigeant avec le droit à la sécurité d’Israël que je ne suis pas attentif au droit des Palestiniens à avoir un État indépendant pour eux », a-t-il également déclaré. « La France veut être l’amie des pays arabes, la France n’est pas l’ennemie des musulmans, elle n’est pas l’adversaire de l’islam. La France dit : quand on construit une mosquée à Lyon, c’est un acte d’ouverture et de diversité (...) », a-t-il encore dit.