Dans un entretien à ARD (15 jan. 03), le ministre allemand de l’Intérieur, Otto Schily, a annoncé l’interdiction de l’organisation Hizb ut-Tahrir al-Islami (Parti de la libération islamique).
C’est à la suite de perquisitions, dans la nuit de mardi à mercredi, que Schily a décidé l’interdiction de cette " organisation opposée à l’entente et la compréhension entre les peuples " (sic).
" Il faut que les choses soient claires : de telles organisations n’ont rien à faire en Allemagne. Elles vont à l’encontre de notre Constitution et nous allons tout faire pour que de telles organisations ne puissent pas semer le trouble ici ", a estimé le ministre. L
officiellement, l’interdiction de l’organisation a été prise dans le cadre des lois contre le terrorisme adoptées en Allemagne après les événements du 11 septembre. Hizb ut-Tahrir al-Islami aurait attiré l’attention des enquêteurs allemands après une conférence organisée à l’université technique de Berlin le 27 octobre dernier, où avaient été prononcées des " paroles très antisémites " contre Israël.
En fait, ce qui a surtout déplu, c’est bien que des représentants du NPD (extrême-droite), dont son président, Udo Voigt, et l’avocat Horst Mahler, étaient présents lors de cette manifestation, a reconnu le ministère de l’Intérieur.
A contrario, on fera remarquer que le groupe interdit n’était nullement opposé à une entente avec des Allemands, puisque dialoguer avec la droite radicale ne le rebutait pas…