L'AFP traduit un article du quotidien Yeni Safak et censure le chapitre sur le Mossad.
Dans une dépêche (voir ci-dessous), diffusée sur le WEB par Yahoo, l'AFP donne des détails sur les attentats d'Istanbul.
En citant ses sources, le traducteur "oublie" de dire qu'il a coupé le paragraphe concernant le MOSSAD et la CIA.
En effet, dans l'article de Yeni Safak le ministre de l'Intérieur, Abdulkadir Aksu précisait que les exécutants étaient turcs et qu'ils étaient liés à l'organisation d'origine égyptienne et-Tekfir el-Hicre et que ce groupe était connu pour avoir travaillé pour la CIA et le Mossad. " Le groupe Tekfir est probablement impliqué dans les attentats de Riad " a ajouté le Ministre.
Le texte en turc diffusé par Yeni Safak (?I2stanbul'daki terör sald|r|lar|nda 'kullan|lan' yerli 'canl| bomba'lar|n 'Tekfir ve'l Hicre' ad|yla tan|nan M|s|r kökenli bir grupla bagslant|lar| oldugsu ileri sürüldü TEKFI2R VE'L HI2CRE I2stanbul'daki sinagog sald|r|lar|nda, bombal| araçlar| sinagoglar|n bulundugsu sokaklara ulas¸t|ran Türk eylemcilerin, M|s|r kökenli "et-Tekfir ve'l-Hicre" adl| grupla bagslant|l| olduklar| belirlendi. Bu grubun, Ortadogsu'daki birçok eylemde, CIA ve Mossad'|n tas¸eronlugsunu yapt|gs| bildiriliyor. ) http://www.yenisafak.com (19 nov.03)
Il est étonnant qu'une information aussi capitale ait été occultée. Ou plutôt, vu la campagne de reconquête de l'opinion européenne menée tambour battant par les sionistes depuis ces attentats, il n'est pas étonnant que l'AFP se soit auto-censuré.
Les tâcherons du Tekfir wa Higrah Yeni Safak (19 nov. 03) [traduit du turc par Marcel Charbonnier]
Les liens à l'étranger des organisateurs des attentats contre les synagogues de Névé-Shalom et de Beth-Israël, à Istanbul, commencent à apparaître. On a appris que les organisateurs des deux agressions étaient liés au groupe (islamiste) égyptien Et-Tekfîr wa-l-Higrah [Anathème et Exil], dont on sait qu'il est manipulé par les services secrets occidentaux.
Dans les attentats qui ont frappé la synagogue Névé-Shalom du quartier de Kuledibi (Beyoglu) et la synagogue BethIsraël du quartier Sisli - Pangalti, à Istanbul, les voitures bourrées d'explosifs qui ont été, pensent les enquêteurs, précipitées contre les deux synagogues l'ont été par des activistes turcs dont les liens avec l'étranger commencent à apparaître. Dans tous les journaux, dont le nôtre, Yeni Shafak, sont cités les noms d'activistes qui ont séjourné plusieurs années durant au Pakistan et qui avaient des liens avec le groupe Et-Tekfîr wa-l-Higrah, utilisé comme tâcheron par les services de renseignement occidentaux, principalement la CIA et le Mossad (israélien). Les liens avec ce groupe des auteurs des attentats d'Istanbul, dont les noms ont été rendus publics - Mesut Çabuk et Gökhan Elaltintas - font actuellement l'objet d'investigations.
Ce groupe basé en Égypte et qui effectue des attentats dans certains autres pays est l'auteur réel des attentats attribués faussement à l'organisation Al-Qaïda dirigée par Ossama Bin-Laden. Ainsi, d'un attentat perpétré contre un quartier résidentiel en Arabie Séoudite au moyen de voitures piégées, à l'instar de ceux perpétrés à Istanbul, attribué tout d'abord à Al-Qaïda et qui s'est avéré, après enquête avoir été l'œuvre de l'organisation égyptienne Et-Tekfîr wa-l-Higrah. Le chef de cette organisation, le Shaïkh bin Hizir al-Hizir a déclaré qu'elle en était bien l'auteur, l'organisation Al-Qaïda en ayant assuré le financement.
Les similitudes entre les attentats
Le groupe Et-Tekfîr wa-l-Higrah recourt à des attentats suicides à des fins de déstabilisation, et à l'instigation, essentiellement, des services secrets occidentaux. Au premier chef des services secrets recourant à ses services, se trouve la CIA, Service Central de Renseignement des États-Unis, le service secret britannique MI6 et l'organisation d'espionnage israélien Mossad. Par ailleurs, le groupe est lié aux services russes, allemands, égyptiens et jordaniens. Certains membres du mouvement tâcheron égyptien possèdent la "carte verte" américaine (passeport américain) et se font passer pour "non-musulmans" auprès des autres groupes islamistes. Ils nient tout lien avec Al-Qaïda.
On les utilise pour discréditer certains mouvements
On apprend que l'organisation a été utilisée à de nombreuses reprises par les services de pays tels l'Égypte, l'Algérie, la Tunisie, le Maroc et la Jordanie afin de discréditer d'autres groupes islamistes. Le Tekfîr a vu le jour en raison de la répression très dure exercée par les régimes de certains pays musulmans. Mais le groupe a jeté l'anathème non seulement sur les autorités répressives des pays musulmans, mais aussi sur tous les autres groupes islamistes. Durant la guerre en Afghanistan, elle a été utilisée par les services de renseignement égyptiens afin de brouiller les pistes. Par l'intermédiaire des services égyptiens, la CIA a déjà instrumentalisé certains activistes de ce groupe afin de légitimiser la guerre des États-Unis contre le terrorisme.
Dans une information du Belochistan Post, on indique qu'Israël a déjà utilisé des membres du Tekfîr afin d'en former des commandos kamikazes, qui ont perpétré des attentats suicides afin de discréditer des organisations palestiniennes telles le Hamas et le Djihad islamique.
Des alliés d'Al-Qaïda
La stratégie du groupe Tekfîr, à l'instar de celle d'Al-Qaïda, n'est pas entièrement orientée vers des objectifs extérieurs. L'organisation professe que le changement (en paroles) doit partir d'Egypte (pays où elle a vu le jour), et son concept d'action est défini en conséquence. Néanmoins, ce groupe - tout à fait à l'instar des terroristes turcs qui ont perpétré les attentats contre les synagogues - peut éventuellement passer à l'action dans d'autres pays en établissant des liens avec telle ou telle organisation inconnue.
Le concept de fonctionnement de ce groupe a permis qu'il soit utilisé par les États-Unis et Israël afin de mettre sur pied des commandos suicides composés de diverses nationalités, chargés d'une mission consistant à noircir la réputation de l'Islam. L'objectif consistait à convaincre un commando composé de latino-américains, de Fidjiens et d'Australiens déshérités à perpétrer un des attentats contre des pays musulmans. Ces hommes se faisant passer pour musulmans et s'affirmant liés au groupe Tekfîr dans divers pays musulmans excitent les membres de cette organisation contre leur propre pays. On sait que ce groupe mis sur pied par les États-Unis dirige le Tekfîr conjointement à l'Égypte.
Yeni Safak l'avait écrit
Au lendemain des attentats perpétrés contre les deux synagogues d'Istanbul, nous écrivions dans nos colonnes que ces attentats avaient été réalisés par des personnes en contact avec Al-Qaïda, à l'extérieur de la Turquie, bien que leurs groupes se manifestassent par des formes d'action différentes de celles de cette organisation, et qui avaient conservé des liens organiques avec elle, en Turquie. Un haut responsable des services (turcs) de sécurité a indiqué à notre journal, Yeni Shafak, " Les attentats ont été perpétrés par des nationaux (turcs) soutenus du point de vue de la logistique par un groupe basé à l'extérieur de la Turquie ". Un autre responsable des services turcs de sécurité nous a indiqué, immédiatement après les deux attentats contre les synagogues, qu'il s'agissait d'une organisation inconnue. Ce responsable a ajouté qu'au fur et à mesure que l'enquête permettra d'en savoir plus sur le passé des auteurs de ces attentats, les informations concernant le groupe [complice] se préciseront elles aussi.
19/11/03 l'équipe du Mossad sur la sellette
Dès le soir des attentats, samedi 15 novembre, un ancien directeur des services de renseignement turcs répondait à quelques questions en direct sur le plateau du 20h00 de la chaîne Kanal 7. L'homme semblait passablement énervé et se faisait l'échos des équipes sur le terrain. Dans sa première intervention, il mit en cause l'équipe du Mossad venue soi-disant ramasser les restes humains pour les enterrer par la suite selon un rite précis et qui en fait aurait brouillé les pistes. Ensuite il disserta longuement sur la technique employée par les terroristes et notamment sur l'explosif à base d'engrais trouvé sur place. Ces déclarations venant à l'encontre de la première thèse reprise par la presse, qui nommait le C4. explosif réservé aux spécialistes.
Ces déclarations surprenantes ont immédiatement semé le doute dans les rédactions. Une atmosphère d'après 11 septembre (surtout des manipulations de l'information qui ont suivi) régnait même dans certains milieux. Pour le journal Vakit (proche du Premier ministre Erdogan) il y a plus de questions que de réponses. La rédaction relevait en "une" mardi 18 novembre tous les faits troublants. http://vakit.com.tr
- après trois jours d'enquête et l'examen des films des caméras de surveillance en place sur la synagogue, on ne sait toujours pas si un des véhicules utilisés par les terroristes était une camionnette Isuzu blanche ou une voiture Fiat de couleur rouge. Détail qui a son importance puisque le propriétaire de la camionnette est turc et que le conducteur de la voiture rouge était paraît-il de type arabe. Des restes de corps humain à la peau foncée auraient été trouvés sur place ainsi qu'un morceau de passeport pakistanais portant le numéro "VA 765279". Fait étrange puisqu' aucune entrée ni sortie du territoire turc n'aurait eu lieu avec ce passeport.(apparemment l'affaire du passeport de Mohammed Atta n'a pas servi de leçon) Ce qui paraît surprenant, c'est que selon les vidéos, le conducteur de la voiture rouge aurait garé la voiture et se serait éloigné avant l'explosion. Alors pourquoi avoir sorti cette histoire de passeport et de restes de morceaux de chair ?
- Un autre point important, Vakit s'interroge sur le fait que l'attentat visait en principe la synagogue mais que l'explosion avait eu lieu en amont, au moment ou la porte était fermée. Quelques instants plus tard, les fidèles allaient sortir et des centaines de personnes pouvaient être tuées. De plus l'explosion a été si violente et le bâtiment si vétuste, que le simple fait de déclencher la bombe devant l'aurait pulvérisé. Les 300 juifs présents aurait été presque tous tués. On serait presque tenté de remercier les organisateurs des attentats pour tant de précautions.
- Des faits nous rapprochent également du 11 septembre. Notamment la polémique sur les victimes et sur les protagonistes. Dans les deux cas l'annonce faite par Israël immédiatement après les attentats que les Palestiniens étaient responsables. L'annonce que toutes les victimes étaient juives (reprise en boucle par Euronews pendant 24 heures), alors que 19 des 25 victimes d'Istanbul sont musulmanes. Le fait même que l'on cherche à distinguer entre les morts, ceux qui sont juifs de ceux qui ne le sont pas n'est-il pas tout simplement insupportable ? On se souvient que deux heures à peine après la destruction du WTC, Sharon se lamentait sur les ondes. " 5 000 juifs avaient péri dans l'attaque " disait-il. Quand on sait que le 11 septembre les juifs n'étaient pas venus travailler, occupés qu'ils étaient par une fête religieuse (fête, qui selon le calendrier des institutions juive de France, disponible sur le web, n'avait lieu que quelques jours plus tard), on ne peut que s'incliner devant un tel cynisme.
Pour les médias turcs proche du lobby sioniste, l'affaire est dans le sac. Leur super-police a résolu tous les problèmes en 60 heures. Deux jeunes vétérans de la Bosnie, de l'Afghanistan et de la Tchétchénie (tiens voila les Tchétchènes ! y avait longtemps) ont volé il y a plus d'un an les cartes d'identité de leurs proches. Ils ont acheté récemment deux camionnettes en utilisant ces cartes. Ont payé en espèces et ont disparu. L'un serait selon sa famille parti pour Dubaï il y a deux semaines. A ce propos un point important mérite d'être relevé. Les journalistes sont arrivés le jour même de l'attentat auprès des familles des supposés terroristes. Avant la police ! Une des familles habite Bingöl, situé à 1 400 kilomètres d'Istanbul ! On a l'impression que les valises étaient déjà prêtes.
Pour la population, le mot qui revient le plus souvent dans les conversations, c'est Mossad. Sans preuve peut être, mais la rumeur part souvent d'un peu de vérité.
Pour le gouvernement, un État est derrière ces attaques. Aura t-il le courage de dire lequel ?